Courcouronnes | CNES : Le Centre national d’études spatiales va partir
Un nouveau coup dur pour la ville de Courcouronnes et l’agglomération. Le Centre national d’études spatiales (Cnes), l’un des fleurons historiques du territoire, a choisi de déménager les 230 employés de la direction des lanceurs sur son site parisien pour janvier 2012, ceci pour les rapprocher de leurs collègues de l’Agence spatiale européenne (Esa). La fuite de cette institution, installée depuis 1974, porte atteinte à l’image de la ville. «Après la perte de l’hôpital (remplacé par le nouvel hôpital sud-francilien, ndlr), de Carrefour (parti à Massy, ndlr) et maintenant du Cnes, ça commence à faire beaucoup en un an», s’énerve le maire, Stéphane Beaudet. Dans un courrier, cosigné par le président de l’agglomération Manuel Valls, il interpelle le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, autorité référente pour l’organisme. «L’Etat a créé la ville nouvelle il y a quarante ans et a voulu ces délocalisations sur notre territoire. Maintenant, il se désengage», poursuit Stéphane Beaudet.
Arianespace reste sur place. Mais au-delà d’établir des responsabilités, les deux élus dénoncent «une décision absurde». «Cela va beaucoup perturber le Cnes, c’est un gâchis en termes de stratégie d’entreprise, estime Manuel Valls. Une grande partie des salariés habitent en Essonne». La direction du Cnes n’a pas souhaité répondre à nos questions au sujet de cette délocalisation. Manuel Valls, de son côté, espère toujours qu’elle puisse revenir sur sa décision et propose, comme il l’a déjà fait par le passé, un regroupement sur le site de Courcouronnes. Seule certitude concernant l’avenir du site, la société de lancement de satellite Arianespace reste sur place. Reste à déterminer quelle activité pourrait s’implanter dans le secteur. «Les locaux vont être réhabilités mais, pour des raisons de sécurité, ils ne pourront être occupés que par Arianespace ou une entreprise jumelle de son activité», prévient Manuel Valls. Le regroupement de la direction des lanceurs à Paris doit permettre aux équipes du Cnes et de l’Esa d’améliorer les fusées Ariane 5 et de travailler au projet d’Ariane 6, prévue dans une dizaine d’années.












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