Fleury-Mérogis | Maison d’arrêt | Des surveillants pénitentiaires agressés dans leur résidence
Fleury-Mérogis : Dimanche 29 janvier au soir, deux surveillants pénitentiaires de la maison d’arrêt se sont fait agresser dans leur résidence après avoir demandé à une quinzaine de jeunes qui occupaient le hall de l’immeuble de quitter les lieux. Cette résidence proche de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, est principalement habitée par des surveillants. Le reste est composé de logements sociaux, où peuvent parfois vivre d’anciens détenus. Blessées, les surveillants déposent plainte, quatre des agresseurs sont interpellés et placés en garde à vue. Selon les enquêteurs, «la bagarre n’est pas liée» à leur statut mais serait plutôt la conséquence d’une dispute de voisinage qui aurait dégénéré. «Cela s’apparente à un conflit de voisinage, mais les premiers témoignages des agents ont fait état d’allusions claires à leur identité professionnelle», a précisé une source pénitentiaire. D’après Gérald Ferjul, syndicaliste, l’agression est liée au travail des deux gardiens. «A l’extérieur, ce quartier est surnommé Matonville. Dimanche, ils ont été traités de sales matons.» Et d’ajouter que les hommes passés à tabac ont reconnu des gens déjà croisés en prison.» Il demande qu’un parc immobilier soit exclusivement réservé au personnel pénitentiaire. Il y a un peu plus d’une dizaine d’années, le personnel pénitentiaire occupait la totalité des appartements de ces immeubles. Mais, au fil du temps, les résidences ont progressivement accueilli d’autres profils dont, parfois, des familles de détenus et d’anciens détenus de la maison d’arrêt toute proche. «La préfecture nous met ici des personnes en situation de grande difficulté, voire à risques, qui sont parfois exclues par d’autres villes», déplore David Derrouet, le maire PS de Fleury.
>> Retrouvez un dossier complet dans Le Républicain du 02/02/2012








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