Judo | Sainte-Geneviève Sports | Jeux olympiques : Il faut faire confiance à Ludovic Gobert
Judo : Entretien avec Frédéric Demontfaucon (Sainte-Geneviève Sports), champion du monde 2001 des moins de 90 kg. Médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Sydney (2000) et champion du monde en 2001 à Munich, Frédéric Demontfaucon est le dernier Français à s’être illustré lors de compétitions internationales majeures dans la catégorie des moins de 90 kg. Celui qui a défendu les couleurs de Sainte-Geneviève Sports porte un regard acéré sur la course à la sélection pour les prochains Jeux Olympiques dans “sa” catégorie et sur le traitement réservé aux judokas concernés, notamment à son ancien coéquipier Ludovic Gobert, avant le Grand Prix déjà capital de Düsseldorf ce week-end.
Quelques extraits de l'interview exclusif :
Le Rép : Qui est, selon vous, à l’heure d’aujourd’hui, favori pour la sélection aux prochains Jeux Olympiques chez les -90 kg ?
F.D. : «En fait, pas grand monde. Les sélectionneurs ont misé sur Romain (Buffet) qui est blessé et va sortir des 22 (*), et sur Mathieu (Dafreville) qui a du mal. Je trouve dommage qu’on ait mis de côté des Gobert ou des Brisson. On ne compte pas sur eux...»
Le Rép : Ludovic Gobert a-t-il les qualités pour y réussir quelque chose ?
F.D. : «Il a les qualités techniques et physiques pour y parvenir. Il peut faire tomber tout le monde. Que je sache, il est le seul à avoir battu le champion olympique (2004 des -81 kg) et du monde (2010 et 2011 des -90 kg)..., Ludo, il faut lui faire confiance.»
Le Rép : Il a été retenu pour le Grand Prix de Düsseldorf (ce week-end) et la coupe du monde de Prague. Que doit-il faire pour rester dans la course aux Jeux ?
F.D. : «Apparemment, on lui a dit “on te sort, mais on ne compte pas sur toi”. Pour aller à Londres, il faut qu’il gagne tout. Dans ces conditions, c’est mission impossible.»
(*) : Pour être directement qualifié pour les Jeux, il faut faire partie des 22 premiers du classement olympique.
Frédéric Demontfaucon qui soutient son coéquipier du SGS, David Larose
>> Retrouvez l'interview intégral dans Le Républicain du 16/02/2012








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