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Pendant longtemps, les provinces ont constitué les premiers maillons de ce qui ne s’appelait pas encore la “décentralisation”. C’était aussi l’époque où la France était un royaume, façonné au gré des terres héritées, conquises ou appropriées d’une dot. A la chute de l’Ancien Régime, la Révolution Française ne pouvait qu’instaurer un nouveau découpage, indispensable pour fédérer tous les citoyens de la République naissante. La loi du 22 décembre 1789 créa les départements, suivi de celle du 26 février 1790 qui en fixa leur nombre (83) et leurs contours, avant que ceux-ci n’existent officiellement le 4 mars 1790. En région parisienne, les département de la Seine (regroupant à peu près les actuels départements 75 + 94 + 93 + 94), de la Seine-et-Marne et de la Seine-et-Oise (approximativement les actuels 78 + 91 + 95) constituent déjà la future région Ile-de- France.
Dix ans après sa création, le 17 février 1800, le département de Seine-et-Oise est découpé en quatre arrondissements : Corbeil (pas encore Corbeil-Essonnes), Étampes, mais aussi Mantes et Versailles (alors chef-lieu de la Seine-et-Oise).
En
1812, l’arrondissement de Rambouillet est ajouté. En 1926, les arrondissements d’Etampes et de Mantes sont supprimés. Derniers ajustements (après la restauration de l’arrondissement de Mantes en 1943) du vieillissant département de la Seine-et-Oise, désormais inadapté eu égard à sa population, les créations des arrondissements de Saint-Germain-en-Laye et de Palaiseau entrent en vigueur en 1962.
Aller jusqu’à Versailles alors que les bassins de population se sont sensiblement agrandis et que les infrastructures routières ne sont pas encore celles d’aujourd’hui devient rapidement difficile au quotidien. C’est l’une des raisons qui pousseront l’Etat à promulguer la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne et qui prévoit la création de nouveaux départements. Les décrets d’application paraissent le 25 février 1965, donnant trois ans aux institutions mettre en place ces départements. Ultimes réorganisations au sein de la Seine-et-Oise qui vit ses dernières heures et de l’Essonne qui ne demande qu’à naître, la suppression de l'arrondissement de Corbeil-Essonnes, la restauration de l'arrondissement d'Étampes et, surtout, la création de l’arrondissement d’Evry. En effet Evry-petitbourg vient tout juste d’être “renommé” en prévision de son destin préfectoral.
Le 1er janvier 1968 voit l’existence officielle du département de l’Essonne. Comme bon nombre de départements avant lui, il prend donc le nom d’une rivière qui coule en son territoire. Yerres, Orge et Yvette ne faisant que la traverser et le nom de la Seine ayant été déjà pris, c’est l’Essonne qui nomme le département, préféré à Ecole”, peut-être pour ne pas fâcher les cancres... Ce 1er janvier voit donc la suppresion de la Seine-et-Oise, dont le numéro 78 est repris par le tout nouveau département des Yvelines, tandis que l’essonne se voit attribuer le nméro 91, avec comme chef-lieu Évry, et comme sous-préfectures Étampes et Palaiseau. 197 communes constituent ce tout nouveau département.
Le 29 novembre 1969, les communes de Châteaufort et Toussus-le-Noble sont détachées de l'Essonne et rattachées aux Yvelines, portant le nombre de communes essonnienes à 195. le 1er novembre 1974, la commune de Dommerville est détachée d'Eureet- Loir et rattachée à l'Essonne... mais en faisant désormais partie de la commune d’Angerville.
En 1977, le 19 février très exactement, une 196e commune fait son apparition en Essonne, du fait du détachement d’une partie de Bures-sur- Yvette et d’Orsay... La commune des Ulis est née.
De 135 000 habitants en 1876 (si l’on considère la population des seules communes faisant aujourd’hui partie de l’Essonne) à aujourd’hui, le département a presque décuplé affichant une population de 1 187 807 habitants (chiffres 2005).
Le jardin de l’Ile de France
Tous les Essonniens ne se répartissent pas équitablement sur le territoire. Le nord du département appartient à l’agglomération parisienne et est très urbanisé, tandis que le Sud a conservé un caractère plus rural. Entre les deux, les fameuses zones péri-urbaines... ou péri-rurales ! Une seule des 25 communes de plus de 15 000 habitants se situe en deça de la Francilienne, Etampes. Toutefois, parmi les villes importantes, si l’on cite facilement Massy, Savigny- sur-Orge, Sainte-Genevièvedes- Bois, Viry-Chatillon, Athis-Mons, Draveil, Orsay ou Les Ulis, il ne faut pas oublier Dourdan, Arpajon, Montlhéry, Mennecy ou Milly-la-Forêt. Car l’Essonne est forte de communes qui décèlent un patrimoine unique. Ce jardin de l’Ile de France se partage entre quatre régions naturelles : le Hurepoix, au centre et au nord-ouest, la Brie française, au nord-est, la Beauce, au sud-ouest, et le Gâtinais français, au sud-est.
En se baladant d’une région à une autre ou en longeant les nombreux cours d’eau (Seine, Yerres, Orge, Essonne, Ecole, Yvette...), vous verrez que chaque commune de l’Essonne présente au moins une particularité.
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