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Le Guide des communes de l'Essonne
Le Département / son Actualité
Le Républicain, journal de l'Essonne
  Depuis 1944, l’hebdomadaire Le Républicain couvre les événements
des 196 communes de l’Essonne
 
     
 
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De quatre pages en noir et blanc aux 3 éditions d'aujourd’hui qui comprennent chacune 72 pages, dont 64 pages couleur avec un cahier Sports & Loisirs, Le Républicain a toujours évolué avec son temps.
Seule constante depuis le n° 1 : être votre hebdomadaire local.
 
     
  1944 : De la Libération à l’après-guerre
Le premier numéro du Républicain, qui ne fait que quatre pages en raison de la pénurie de papier, est distribué gratuitement dans Corbeil et sa région, le vendredi 6 octobre 1944. Actualité oblige, c’est l’information nationale et internationale qui prime avec des rubriques “Au fil des jours” et “La guerre dans le monde” qui deviennent vite régulières. L’information purement locale, axée sur Corbeil et Essonnes, fournit les programmes et les horaires de cinéma, l’état civil et dresse la liste des objets perdus, trouvés ou récupérés dans les deux communes. Une page sports s’installe durablement en fin de journal.
 
  1951 : Corbeil et Essonnes fusionnent
Sept ans après l’euphorie de la Libération, les difficultés financières que connaît l’ensemble de la presse provoquent la disparition de nombreux titres mais le Républicain est toujours debout. Pour survivre (le prix du journal a plus que doublé en quatre ans), il offre à présent à ses lecteurs six pages d’information avec quelques photos en noir et blanc. L’annonce, le 9 août, de l’union de Corbeil et d’Essonnes fait sensation et impose de nouvelles habitudes. Un journaliste suggère d’ailleurs d’instaurer un petit tramwayà essence ou électrique pour rallier Essonnes et Corbeil. Fusion ou rattachement forcé, après le débat, promoteurs et adversaires du projet ne pensent déjà plus qu’à la prochaine campagne électorale dans cette sous-préfecture de 23 000 habitants désormais.
 
  En 1959, le journal a beaucoup changé. Une collision entre deux cyclistes à Draveil et une chute de vélo à Vigneux-sur-Seine traitées en quelques lignes ou la énième crue de l’Yerres s’étalant sur une page entière, photos à l’appui : les pages locales assorties de leurs faits divers se développent. De nouvelles rubriques font également leur entrée : “L’audience est levée” devient le rendez-vous des amateurs d’actualité judiciaire, tandis que deux personnages fictifs, “Alécoute” et “Delarue”, commentent librement à la une les débats du conseil municipal de Corbeil-Essonnes. Enfin, “Sur votre bloc-notes” et “Vous pourrez voir” annoncent les événements culturelsà venir, y compris dans le Val-de-Marne, Le Républicain devenant progressivement l’hebdomadaire phare du sud de la région parisienne.  
  Le 21 février 1964, le Républicain fête la parution de son 1000e numéro, l’année de ses 20 ans, et le député-maire d’Evry Petit-Bourg, Michel Boscher, en profite pour souligner « l’indépendance d’esprit et la liberté de jugement»de cette ancienne « petite feuille ». A cette occasion, le journal organise un grand jeu avec tirage au sort dont le premier prix est une Renault 4. Dans le Républicain, les jeux promotionnels offrant bons d’achat ou cuisines en Formica se succèdent au rythme des ouvertures de supermarchés et de libres-services. Des vedettes de la chanson, comme Richard Anthony ou Franck Alamo à la Nuit du basket de Juvisy-sur-Orge, se produisent avec enthousiasme tous les week-ends dans ce département qui vient de naître et dont on annonce le doublement de la population d’ici 1975. Le Républicain est le témoin privilégié des grandes transformations urbaines de la banlieue sud. Le choix de la préfecture du nouveau département s’éternise.« Décidez-vous » titre le Républicain, qui milite pour Corbeil-Essonnes mais qui s’incline devant le choix d’Evry Petit-Bourg, prévoyant « la naissance d’une ville nouvelle dans cette charmante commune ».  
  En 1969, pour fêter ses 25 ans et l’arrivée d’une nouvelle rotative, le journal organise une réception dans ses locaux agrandis et modernisés, en présence du préfet. L’hebdomadaire, qui compte à présent 22 pages, fait des essais de présentation. Son titre passe du noir au rouge, au bleu et même au vert, avant d’adopter définitivement le bleu. A l’intérieur du Républicain, les six pages locales, alimentées en grande partie par les communiqués des associations et des mairies, s’intéressent désormais à toutes les communes du nouveau « 91 ». Le Républicain est devenu un journal de proximité. Toujours sous la direction de Jean Bouvet, Le Républicain opère une nouvelle mue et prend de l’épaisseur. « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage », avertit l’éditorial à l’adresse de ses « amis lecteurs ». Le journal grand format se présente sous la forme de quatre cahiers : informations générales, nouvelles locales, petites annonces et annonces légales ainsi qu’un supplément « sports » petit format. Des photos couleur apparaissent à la une, qui privilégie désormais les loisirs : événements sportifs, chars fleuris ou spectacles de danses folkloriques, les associations sont à la fête. Les accidents de la route, plus souvent relégués en pages intérieures, sont pour la première fois en régression en Essonne. L’événement de l’année, c’est l’envol d’Evry ville nouvelle, une réussiteà laquelle croit Valéry Giscard-d’Estaing, venu présider un conseil des ministres dans la Préfecture de l’Essonne. L’Agora et le centre commercial « le plus grand de France », inaugurés au printemps, attirent 500 000 personnes en moins de trois semaines. La rubrique “Toutes les nouvelles de l’Essonne” suit de près le développement du département dont le budget a triplé depuis 1968 mais s’étonne aussi de la récolte d’un radis noir de 4,8 kg à Itteville ou de l’apparition d’ovnis aperçus par deux témoins dans le ciel d’Etampes.  
  En 1978, l’hebdomadaire s’implique de plus en plus dans la vie sportive du département en organisant pour la cinquième fois un grand prix cycliste à travers l’Essonne.  
  Lundi 3 septembre 1979, tous les services du Républicain sont regroupés à Evry, dans le nouvel immeuble des Champs-Elysées, surnommé « le phare », à l’angle de la RN7. Hormis la rédaction, les ateliers, les services administratifs et l’imprimerie, le journal dispose également de bureaux à Corbeil-Essonnes, Palaiseau, Etampes et La Varenne Saint-Hilaire pour le Valde-Marne. L’encre et le plomb sont définitivement abandonnés au profit des ciseaux et de la colle et, signe des temps, les consignes de vote ne barrent plus la une. D’autres préoccupations surgissent, comme la défense de l’environnement. Le Républicain, qui appelle de ses voeux une « Essonne verte », vante Bondoufle « une ville à la campagne », invite à découvrir la vallée de la Juine à vélo et soutient le projet visant à rendre pure et claire l’eau de la rivière Essonne.  
  Au début des années 80, le format du journal s’est réduit mais pas son contenu. 1988 : La fin d’une époque Avec ses six éditions et ses 80 pages, Le Républicain est devenu une entreprise de presse employant 120 personnes, “l’Hebdo numéro un du Val-de-Marne et de l’Essonne” édite également Bonjour, un journal gratuit de petites annonces. De la philatélie aux nouvelles internationales, de “Nos amies les bêtes” aux “Faits et méfaits de la semaine”, aucune actualité n’échappe aux journalistes regroupés dans une rédaction devenue une véritable ruche. La vocation locale du journal reste prioritaire, selon les termes d’un “contrat moral” qui lie Le Républicain aux collectivités, rappelé par cette formule : « Sans vie associative, pas de vie locale, et sans vie locale, pas besoin de journal ». Dans les nouvelles départementales, l’inauguration du cyclotronà Evry et la pose de la première pierre du siège de Hewlett Packard à Courcouronnes, préfigurent l’avenir technologique de l’Essonne mais cette actualité cohabite avec la tradition et l’attachement aux valeurs d’origine du fondateur.  
  En juillet 1983, Le Républicain sort son 2000e numéro, puis, l’année suivante, en pleine force de l’âge, il célèbre son 40e anniversaire en organisant un grand concours,« Partez au bout du monde » avec à la clé un séjour de douze jours pour deux personnes au Brésil. Cette belle dynamique est brisée quatre ans plus tard par un véritable coup de théâtre. Dans un bref communiqué, Jean Bouvet annonce son départ de la direction et son remplacement par le groupe Havas Media Régions qui devient actionnaire majoritaire du Républicain. C’est la fin d’une époque d’autant que trois semaines plus tard, une nouvelle bouleverse l’ensemble du personnel de l’hebdomadaire.« Le Père du journal, Jean Bouvet, n’est plus » annonce le journal en deuil dans son premier numéro de l’année 1989. Après la disparition de son fondateur, la nouvelle direction affirme « assurer la continuité de l’esprit du journal ». L’hebdo d’information de l’Essonne, qui s’affiche sur 200 grands panneaux publicitaires à travers tout le département, évolue par petites touches. Une nouvelle rubrique « Actua magazine» est consacrée à la consommation et la première page renoue avec le billet d’humeur, en attendant d’autres transformations.  
  1992 : Le Républicain redémarre de plus belle
Le Républicain poursuit sa modernisation technique avec l’arrivée d'un responsable informatique et la mise en place de la PAO, l’occasion de “rajeunir” sa présentation. La rédaction s’informatise et les journalistes, qui mettent eux-mêmes en page leurs articles, ont à peine le temps de s’habituer à ces méthodes de travail qu’un nouveau drame secoue la vie du journal. Le 27 juillet 1993, vers une heure du matin, plusieurs départs de feu mobilisent 70 pompiers pendant toute la nuit boulevard des Champs-Elysées. L’atelier, le labo photo et l’entrepôt de stockage du papier sont ravagés par les flammes. Après beaucoup d’hésitations, le groupe Havas fait reconstruire l’imprimerie sur le même site d’Evry, qui fabrique à nouveau le Républicain en décembre 1994.« On continue » titre le journal, qui crée à l’occasion de son redémarrage une édition Sud-Essonne,« dans un environnement encore préservé ».
 
  1997 : Le journal évolue avec ses lecteurs
Après la fin de l’édition du Val-de- Marne en 1997 et la création du supplément “Panorama” en 1998, l’histoire récente du journal est marquée par des changements de propriétaires. En 1999 le groupe Havas, devenu Vivendi, vend Le Républicain au groupe de presse France Antilles, dirigé par Philippe Hersant, qui le cède à son tour en 2001 au groupe industriel Marcel-Dassault. Ce dernier acquiert en 2004 la Socpresse, société éditrice du Figaro. S’appuyant sur un réseau de correspondants qui quadrillent les communes de l’Essonne, l’hebdo ouvre une agence à Etampes en 2002. Evoluant avec ses lecteurs et son environnement, le journal passe de 5 à 4 éditions pour son 60e anniversaire.
 
  En 2006,
le groupe Semif hebdos cède Les Nouvelles de Versailles et La Gazette du Val d’Oise au groupe Ouest-France pour se concentrer sur le titre Le Républicain et son imprimerie.
 
 

En 2007,
enfin, l’imprimerie est vendue. En 2008, le Républicain passe à 3 éditions mais toutes en couleurs avec un superbe cahier Sports & Loisirs. Une nouvelle ère commence mais l’histoire du Républicain et de l’Essonne se poursuit de plus belle.

 
     
 
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