Jeudi 20 Juin 2013

  •  
  •  

Créer un PDF Recommander Imprimer

Essonne | Elections Sénatoriales 2011 | UMP : Tribune de Serge Dassault

(3 votes)
Favourites Ajouter aux favoris
5782 vues Créé le Jeudi, 22 Septembre 2011 Créé par Rédaction

Serge Dassault, tête de la liste UMP, sénateur de l’Essonne depuis 2004, souhaite obtenir un nouveau mandat

Serge Dassault conduit la seule liste investie par l’UMP. Serge Dassault, élu sénateur de l’Essonne en 2004, souhaite obtenir un nouveau mandat de six ans : «Je continuerai à défendre l’Essonne et servir la France»

- Serge Dassault, êtes-vous né avec “une cuillère d’argent” dans la bouche ?
«Quand on est arrêté par la Gestapo à 18 ans, mis en prison pendant deux ans et que l’on voit partir son père pour Buchenwald sans savoir si l’on ne sera pas dans le train suivant, on ne peut vraiment pas parler de «cuillère d’argent dans la bouche». Si mon père était mort, il n’y aurait pas d’armée de l’Air française. J’y pense tous les 14 juillet. J’ai toujours travaillé dur pour m’imposer dans les affaires, dans l’industrie et en politique. Je n’ai jamais choisi la facilité car ça ne correspond pas à mon caractère. J’ai attendu 18 ans, et trois élections municipales perdues, pour remporter Corbeil-Essonnes face aux communistes. J’ai toujours aimé la difficulté car la victoire, quand elle arrive, est toujours plus belle. Je suis le seul milliardaire qui fait de la politique, sur le terrain. Pas dans des dîners en ville dont j’ai toujours eu horreur.

- Quelles sont les idées majeures pour lesquelles vous vous battez au Sénat ?
Je voudrais mettre un point final à la lutte des classes. Pour cela, il faut que le bénéfice des entreprises, quand il y en a, soit partagé équitablement en deux parts strictement égales : une pour les actionnaires, l’autre pour le personnel. Je souhaite aussi que le budget de l’Etat soit équilibré, comme celui des communes et que la «Règle d’or» s’impose. 30 ans de déséquilibres budgétaires, droite et gauche confondues, nous conduisent à la faillite, comme la Grèce si on ne se décide pas de suite à réduire nos dépenses d’au moins 90 milliards. Je voudrais que la formation professionnelle et l’apprentissage soient obligatoires jusqu’à l’âge de 18 ans. Je voudrais une vraie sécurité pour chacun, préserver nos familles… Je veux une France comme une large majorité de Français qui l’aime et la désire.

- Quelles sont vos priorités pour l’Essonne ?
Chacun les connaît. Il faut repenser la politique des transports dont Jean-Vincent Placé est le responsable à la Région. Les RER C et D doivent être modernisés comme l’a voulu Nathalie Kosciusko-Morizet. Il faut aussi que les conseils municipaux soient les seuls responsables du destin de leurs communes et donc des intercommunalités, dont j’ai toujours voulu qu’elles soient à taille humaine. Evidemment, notre agriculture et notre environnement doivent être défendus et protégés. Les surfaces cultivables doivent être préservées car elles représentent, aussi, l’image de la France. Promouvoir les hautes technologies, la recherche et le développement industriel m’apparaît comme une obligation incontournable car notre département a les meilleurs atouts de tous les départements d’Ile-de-France. Je l’ai prouvé en sauvant Altis, première entreprise industrielle de l’Essonne pour les microprocesseurs. Favoriser les créations d’emplois en réduisant le coût du travail, l’accession à la propriété, le maintien des services publics dans les zones rurales. Tout ceci est fondamental comme l’est notre santé. C’est pour cela que je me suis battu pour la construction de l’hôpital sud-francilien à Corbeil-Essonnes, qui ouvrira ses portes en janvier 2012 et sera le plus moderne d’Ile-de-France avec ses 1 000 lits.

- Vous êtes sénateur sortant et vous êtes le seul sénateur investi par l’UMP. Pourquoi ?
Les instances nationales de l’UMP m’ont demandé d’être, à nouveau, comme ce fût le cas en 2004, le représentant de notre mouvement en Essonne lors des élections sénatoriales du 25 septembre prochain. Evidemment, j’ai accepté cette mission. Ma liste est donc la seule liste investie par l’UMP comme en témoigne le soutien très officiel de François Fillon, notre Premier ministre. Il est vrai que tout le monde peut s’autoproclamer «majorité présidentielle», mais ce n’est pas un parti comme ceux qui ont soutenu Nicolas Sarkozy, mais ce n’est pas un parti, c’est un autocollant que quiconque peut se coller dans le dos pour les besoins du moment.

- Que pensez-vous de vos adversaires ?
A vrai dire, je n’ai pas d’adversaires en politique. Je ne le ressens pas comme ça. J’ai de bons amis, de tous bords. Parfois, il y a de bonnes idées à gauche. Un peu plus souvent des mauvaises. Michel Berson a choisi, peut-être un peu tard, d’être candidat socialiste dissident. Comme moi, il a une bonne connaissance du terrain. Quant à Jean-Vincent Placé, on ne le connaît pas trop en Essonne et lui ne connaît pas trop l’Essonne. Mais il est gentil et souriant. Ça aide quand on est candidat. Je fais de la politique pour aider mes concitoyens, jamais contre quelqu’un. C’est ainsi…

- A quelques jours du scrutin, quels sont vos sentiments ?
J’ai adressé mon bilan à tous les grands électeurs. Tout le monde sait que j’ai beaucoup travaillé pour l’Essonne. Depuis 2004, j’ai parcouru des milliers de kilomètres, rencontré les maires, les élus, les décideurs, les fonctionnaires, le corps préfectoral… Je crois que j’ai été un intermédiaire crédible auprès des ministres en accompagnant tous les élus qui me l’ont demandé. En résolvant, aussi, beaucoup de problèmes. En trouvant beaucoup de subventions. J’ai fait le travail et tous les élus que je rencontre me le disent et m’en félicitent. Cela me rend heureux et me conforte dans mon désir de poursuivre cette mission dans laquelle je me suis totalement investi. Vous savez, il y a des gens vieux à 60 ans et jeunes à 80. La volonté de servir, le goût de l’effort, tout ceci c’est ma passion. Je vis en Essonne et à Corbeil-Essonnes depuis si longtemps et ma volonté de servir mon département est intacte et inébranlable, tout comme au premier jour quand j’ai choisi d’être candidat en Essonne.

- Un dernier mot ?
Pensez à l’avenir du Sénat, nous devons garder la majorité. Cela peut se faire à 1 à 2 voix près. C’est pour cela qu’il faudrait que Sandrine, ma 2e de liste soit élue sénatrice et doit avoir le maximum de voix. Je conduis une liste sensationnelle : jeune, tonique, pétrie d’intelligences où règne la bonne humeur. De nombreux maires et élus m’ont fait l’amitié de me soutenir et je les en remercie bien chaleureusement…»

Ajouter un Commentaire