La judokate de Sainte-Geneviève a apporté à la délégation française sa troisième médaille aux championnats du monde, ce vendredi à Bakou, après avoir été battue en finale des moins de 78 kg par l’Emirati Lytvynenko.
L’équipe de France de judo aura attendu la 6e journée des championnats du monde à Bakou (Azerbaïdjan) pour voir l’un de ses représentants atteindre une finale. Et ce grâce à Kaïla Issoufi (-78 kg). La judokate de 25 ans a été battue sur ippon par l’Emiratie d’origine ukrainienne Yelyzaveta Lytvynenko. Méconnue du grand public, la pensionnaire de Sainte-Geneviève Sports Judo disputait ses premiers mondiaux après avoir obtenu une médaille de bronze lors de ses premiers championnats d’Europe en avril dernier à Podgorica (Montenegro). Elle avait également gagné son premier Grand Slam en février dernier à Tashkent (Ouzbekistan), ce qui lui a permis de grimper à la 5e place mondiale et d’être tête de série pour le rendez-vous planétaire.
Des mondiaux abordés sans trop de pression malgré son statut de numéro un française de la catégorie. « Je vais affronter des filles que j’ai déjà battues. De toute façon, il faut battre tout le monde pour être champion du monde. Chaque combat sera une finale. Il faudra avoir le même état d’esprit que pour un Grand Slam », nous avait confié la native de Mayotte en septembre avant de partir pour Bakou.
Egalement 3e au Grand Slam de Lausanne (Suisse) fin août, Kaïla Issoufi a confirmé sa belle saison en décrochant une première médaille mondiale au terme d’une journée parfaitement menée au cours de laquelle elle a dominé notamment la numéro 4 mondiale, la Japonaise Kurena Ikeda, en quarts de finale puis la numéro un, l’Allemande Anna Monta Olek, en demi-finales en marquant un yuko sur le gong. Malheureusement, elle a dû s’incliner sur ippon en finale face à la numéro 2 mondiale.
La judokate essonnienne a apporté à la délégation tricolore sa troisième médaille aux championnats du monde après le bronze décroché par Shirine Boukli (-48 kg, FLAM 91) et Dayyan Boulemtafes (-73 kg) dans la semaine.
Aymeric Fourel