Par une vidéo postée sur ses réseaux sociaux le 23 mai, le président du Syndicat intercommunal des ordures ménagères (Siom), Jean-François Vigier a indiqué être opposé à la proposition de consigne des bouteilles en plastique voulue par le gouvernement.
La proposition de consigne de bouteilles en plastique, faisant partie de la loi antigaspillage pour une économie circulaire décidée en 2020, ne cesse de faire grincer des dents chez les élus.
À la fin du mois de mai, le gouvernement a tenté de revenir à la charge, mais de nombreuses oppositions ont continué à émerger. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Jean-François Vigier, président du Syndicat intercommunal des ordures ménagères (Siom) et maire de la commune de Bures-sur-Yvette, s’est opposé à ce projet. Pour l’élu, c’est une « fausse consigne ». En reprenant un discours du président de la République, Emmanuel Macron, il souligne d’abord l’idée que cette mesure permettrait de sauver « uniquement » 100 millions d’euros, sur le montant d’1,5 milliard d’euros d’amendes payés chaque année par la France à l’Union européenne pour le non-recyclage d’une partie de ses déchets plastiques. Il considère que cela n’est pas suffisant, d’autant plus qu’elle serait uniquement une « consigne de recyclage » et non de réemploi.
Vidéo partagée par Jean-François Vigier sur son compte Facebook : https://fb.watch/HGdY31OWG6
De plus, il pense que l’usage d’automates pour récupérer les bouteilles profiterait aux grandes surfaces et nuirait aux commerces de proximité. Cela s’opposerait au pouvoir d’achat et à l’écologie en obligeant des personnes à se déplacer sur de grandes distances pour permettre les collectes. Enfin, il explique qu’il avait tenté dès 2023 de valoriser le recyclage des bouteilles par quatorze propositions, en vain.
L’élu essonnien préfère que le gouvernement valorise les objectifs fixés par la loi Agec de 2020. Ils prévoient de diminuer la production de plastique de moitié d’ici 2030 et de supprimer totalement les bouteilles plastiques d’ici 2040. Il souhaite également mettre en lumière un constat selon lequel l’ensemble des pays ayant appliqué la consigne ont vu leur production de bouteilles augmenter. Selon l’Association des maires de France, si 35% des consommateurs ne rapportaient pas leurs bouteilles consignées, le bénéfice serait de 980 millions d’euros par an pour les industriels.
Article écrit par Valentin Krampac — Guittard
