A Evry-Courcouronnes, des tatouages pour masquer la calvitie

Depuis octobre 2025, Julie-Anne Caulier a ouvert son cabinet de tricopigmentation à Evry-Courcouronnes. C’est une technique qui permet, entre autre, de camoufler une calvitie grâce à un tatouage semi-permanent.

A 37 ans et après 18 ans dans la grande distribution en tant que cadre, Julie-Anne Caulier décide de se lancer dans un reconversion professionnelle. « Je voulais travailler dans quelque chose qui apporte à quelqu’un », affirme l’auto-entrepreneuse.
Elle-même tatouée, elle pense à cette pratique artistique de plus en plus démocratisée. Mais même si elle « adore le tatouage, le marché est saturé. Je ne sais pas ce que j’aurais apporté de plus », explique-t-elle. Elle se tourne alors vers la tricopigmentation, qui use des techniques du tatouage pour redonner du corps aux chevelures en déclins.

« Redonner goût à certaines coiffures »

Julie-Anne décide donc de se former à la tricopigmentation auprès de Hair Repair, l’un des leader du secteur en France. La pratique doit répondre à de nombreuses normes, au même titre que le tatouage. « Il faut montrer qu’on fait les choses bien, en étant formés et déclarés à l’Ars [ndlr : Agence régionale de santé], et en respectant les règles d’hygiène et de salubrité », précise Julie-Anne.
Hommes et femmes viennent alors chercher une solution auprès de la praticienne. « Le but c’est de redonner goût à certaines coiffures, même si tout n’est pas possible ». Pour camoufler les stigmates d’une alopécie, d’une greffe qui n’a pas prise ou toute autres raisons de dégarnissement, il faut compter au moins 500 euros et pour les crânes ayant perdu toute présence capillaire, la facture peut monter jusqu’à 3000 euros.
Une greffe de cheveux, en France, commence autour de 2000 euros pour les petites interventions. La tricopigmentation se pose donc en alternative. Julie-Anne propose un premier rendez-vous gratuit pour permettre de faire comprendre ce qu’il est possible, ou non, de faire, il n’est pas question de vendre un miracle. Puis une première session de test est effectuée. La praticienne pique alors trois points discrets de la même couleur mais d’une teinte différente (de claire à foncée). Le client peut donc vérifier s’il est sujet à une allergie à l’encre, et au rendez-vous suivant, Julie-Anne peut estimer quelle teinte est la plus appropriée pour son client.

Une méthode à respecter

Même si la pratique s’apparente à du tatouage, avec des normes communes et du matériel presque similaire, la tricopigmentation est une discipline en soit. L’encre est spécifique au maquillage semi-permanent, elle est similaire à celle des faux sourcils. Julie-Anne utilise des encres française, pour s’assurer de respecter toutes les normes en vigueur, dit-elle, car de nombreuses substances ont été bannies de ces liquides.
Par ailleurs, des abus sont souvent observables, notamment sur les réseaux sociaux, où des tatoueurs, non-formés à la tricopigmentation, tentent de corriger des lignes capillaires, avec des résultats souvent catastrophiques. « On voit des vidéos où ils font ça dans un salon, devant la télé », déplore Julie-Anne.

Conatct : Pixel Ink Dermopigmentation, 5 square la Bruyère à Evry-Courcouronnes, 07.66.89.94.45

Article écrit par François Perisse

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