Pour sa première apparition dans le tableau principal de Roland-Garros, Titouan Droguet a subi la loi du Tchèque Jakub Mensik (28e mondial), s’inclinant en trois sets (6-3, 6-2, 6-4) sur le court Simonne-Mathieu à l’occasion du 1er tour de Roland-Garros 2026. Une défaite cruelle, marquée par les crampes et la chaleur écrasante au-dessus de la Porte d’Auteuil.
La terre battue de Roland-Garros ne fait pas de cadeau aux nouveaux venus. Titouan Droguet en a fait l’amère expérience ce dimanche, lui qui foulait pour la toute première fois la terre battue de Roland-Garros en tant que joueur du tableau principal. Après trois tentatives infructueuses en qualifications (2023, 2024 et 2025), le Saint-Germinois de 24 ans avait enfin franchi la dernière marche grâce à une wild-card délivrée par la Fédération française de tennis. La fête, hélas, a été de courte durée. Sur le court Simonne-Mathieu, sous un soleil de plomb et par une chaleur frôlant les 31 degrés, le tennisman essonnien a été dominé de bout en bout par le Tchèque Jakub Mensik, tête de série numéro 26, qui s’est imposé en 2h08.
🎾 #RolandGarros | ❌ Titouan Droguet impuissant face à Jakub Mensik !
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🇫🇷 Le Français s'incline en trois manches face au 28e joueur mondial
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Dès l’entame de la rencontre, le ton est donné. Jakub Mensik, s’appuyant sur un service redoutable – une première balle frappée en moyenne à 200 km/h, efficace à 89 % sur l’ensemble du match -, déroule son tennis avec une facilité déconcertante. Un seul break lui suffit pour empocher le premier set (6-3) en 34 minutes. Titouan Droguet, visiblement tendu, peine à trouver ses marques sur ce court qu’il découvre en tableau principal. La première balle ne rentre qu’une fois sur deux (49 %), et les fautes directes s’accumulent. La deuxième manche confirme la tendance. Malgré un premier jeu remporté plutôt facilement, le Saint-Germinois encaisse deux breaks successifs et ne parvient jamais à réellement inquiéter son adversaire. Le Tchèque, impérial au service, conclut le set (6-2) en 38 minutes. L’Essonnien a bien eu ses chances avec deux balles de débreak dans le quatrième jeu, mais sans pouvoir les convertir. Son langage corporel, de plus en plus fermé, trahit alors une confiance en berne.
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Le troisième acte s’annonce pourtant sous de meilleurs auspices pour le représentant essonnien. Après avoir sauvé trois balles de break, il concède sa mise en jeu d’entrée, mais réagit avec caractère. À 1-1, puis à 3-3, Titouan Droguet accroche et se bat. Il mène même 4-3 et s’offre une balle de break qui aurait pu tout relancer. Mais des crampes à la cuisse l’obligent à demander un temps mort médical de près de sept minutes. Au retour sur le court, les jambes ne répondent plus vraiment. Jakub Mensik, lui, ne tremble pas et le Tchèque reprend l’avantage, break à 4-4, et conclut sur sa première balle de match (6-4, en 56 minutes).
Avec 33 fautes directes et un pourcentage de première balle trop faible pour inquiéter durablement le Tchèque, Titouan Droguet paie le prix fort d’une journée difficile, physiquement et mentalement éprouvante. Il n’est pas le seul Français à avoir quitté le tableau ce lundi : avant lui, Arthur Géa, Kyrian Jacquet et Benjamin Bonzi avaient également plié bagages dès le premier tour. Une journée à oublier pour le tennis tricolore.
Gêné par les crampes et la chaleur, le Français Titouan Droguet (110e) a été éliminé de Roland-Garros par le Tchèque Jakub Mensik (28e), sur le court Simonne-Mathieu. https://t.co/bFIFF2DPxa pic.twitter.com/hd8jYfV5HB
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Malgré la défaite, Titouan Droguet a pu compter sur le soutien chaleureux de la tribune bleue, groupe de supporters dévoué aux joueurs français. Un encouragement qui ne manquera pas de le porter dans la suite de sa quinzaine, car l’aventure parisienne n’est pas tout à fait terminée pour lui. En compagnie d’Hugo Gaston, il disputera le tableau de double masculin, à partir du 26 mai et jusqu’au 6 juin, grâce là encore à une wild-card accordée par les organisateurs. Une occasion de prolonger le rêve, à deux cette fois.
Jérémy Andrieux