Championnats de France interclubs de tennis : les Essonniens partent en conquête ce dimanche

Le TC Saint-Germain-lès-Corbeil, le CO Savigny et Sainte-Geneviève Sports engagent simultanément leurs équipes messieurs et dames dans les championnats de France par équipes 2026. Si l’on ajoute les féminines d’Orsay, il y aura sept équipes essonniennes en lice contre dix l’an passé. Jamais le département n’avait aligné aussi peu de formations dans la compétition.

Le tennis essonnien traverse une saison de transition. Sept équipes du département seulement prennent part cette année aux championnats de France interclubs, contre dix la saison passée : un chiffre historiquement bas qui illustre les difficultés de recrutement et de financement que connaissent les clubs du territoire. Pourtant, de la Nationale 1 à la Nationale 4, les formations essonniennes abordent la compétition avec des ambitions bien réelles.

Saint-Germain-lès-Corbeil, l’art de créer la surprise

Au TC Saint-Germain-lès-Corbeil, le scénario se répète, mais le défi ne faiblit pas. Les messieurs, engagés en Nationale 1, font office de petit poucet dans leur poule depuis deux ans déjà. Et pourtant, ils sont encore là. « Ça fait déjà deux ans qu’on crée la surprise et on veut continuer », lance Eric Bory, directeur sportif et capitaine du TCSG. Cette saison s’annonce toutefois plus délicate : le budget a été revu à la baisse, ce qui a entraîné le départ d’Emmanuel Coste (0). Sans lui, le groupe devra une nouvelle fois s’employer pour éviter la relégation. La campagne débute dimanche à Grenoble, l’un des adversaires jugés les plus accessibles avec Metz. « Quoi qu’il arrive, on va être condamné à l’exploit », résume Bory avec lucidité. Côté dames, la dynamique est tout autre. Promues de Prénationale, les Saint-Germinoises débarquent avec un effectif jeune mais ambitieux. L’objectif affiché est double : assurer le maintien rapidement, puis pourquoi pas batailler pour la montée en Nationale 2. Leur premier rendez-vous, dimanche à domicile contre Valence, fait figure d’obligation. « Ce sont des gamines qui jouent beaucoup. On a toutes les raisons de penser qu’elles vont bien jouer », assure Eric Bory dont le club a déjà connu, il y a une vingtaine d’années, ses deux équipes en championnat de France.

Savigny entre privation et foi collective

À Savigny, l’équipe masculine devra composer sans Kyllian Savary (3/6), retenu aux États-Unis. C’est donc le vétéran Morgan Ferguson (40 ans), qui rempilera pour aider ses coéquipiers à se maintenir en Nationale 4. « C’est une poule assez homogène. Sur le papier, ça va être compliqué, mais on va tout donner », prévient avec l’honnêteté de celui qui connaît le niveau. Du côté des dames, les Saviniennes, reléguées de Nationale 1 la saison passée, abordent cette campagne de Nationale 2 avec un groupe solide et expérimenté. Bojana Marinkovic (-2/6), Eloise Gournay (3/6), Audrey Daniel (3/6), Claire Ilcinkas (5/6) ou encore Elodie Le Bescond (15/2) forment un collectif rodé. Capitaine des dames, Audrey Daniel affiche une sérénité bienvenue : « On a digéré la descente. Cette saison on sera à notre place et je pense que l’on peut avoir un maintien confortable. Avec deux victoires, ça devrait suffire. »
Premières à l’œuvre ce dimanche, les joueuses du président Jean-Paul Rubino reçoivent la réserve de Paris 16 avec l’envie de lancer la saison sur de bonnes bases.

Sainte-Geneviève, la montée comme horizon

À Sainte-Geneviève Sports, on ne se cache pas derrière les mots. Les messieurs, qui avaient frôlé la montée en Nationale 3 la saison dernière (échouant au set average face à Yvetot), entendent bien corriger le tir. Le club a recruté Noah Ferrier (2/6, Saint-Michel) et Lucas Goncalves (3/6, Athis-Mons) pour compenser le départ de Damien Perez (0) vers le TC Paris. Le numéro un Maxime Nguyen (0), récent vainqueur du Trophée Chatrier en deuxième série, reste le patron de l’équipe. Chez les dames, engagées en N3, les ambitions sont similaires. Le club génovéfain s’appuie sur l’Espagnole Lucia Cortez Llorca (N30) et sur deux recrues prometteuses :
l’Ukrainienne Daria Yesypchuk (T60, 20 ans), fraîchement lauréate d’un tournoi ITF W15 à Monastir le 12 avril dernier, et la Belge Romy Fohnen (-4/6, 18 ans). Le directeur sportif Laurent Louvet connaît cependant la difficulté de l’exercice : « C’est une poule compliquée. On en saura plus avec les deux premières journées. » Ce dimanche, les Génovéfaines reçoivent Compiègne, une confrontation présentée comme décisive pour jauger les ambitions réelles du groupe.

Jérémy Andrieux
Jérémy Andrieux
Journaliste sportif pour le Républicain de l'Essonne.
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