Les précautions des producteurs de l’Essonne face à la grippe aviaire

Les précautions des producteurs de l’Essonne face à la grippe aviaire

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Photo d'archive Le Républicain.

Pour le moment, pas de risques mais de l’incertitude quant à la propagation de la grippe aviaire observée dans le Sud-Ouest de la France, où plus de 50 000 volailles ont déjà été abattues.

« Nous sommes dans l’attente de nouveaux avis, la période de migrations des oiseaux porteurs de la maladie, explique Bruno Lefevre, responsable de la Ferme du Grand Clos à Puiselet-le-Marais aux côtés de Sylvie Guerton. Pour la fin de l’année, nous ne sommes pas inquiets, nos canards sont enfermés depuis des semaines, nous sommes en fin de cycle. Mais si la maladie arrive en début d’année, ce serait dramatique ».

En effet, si le taux de mortalité est supérieur à 5% dans un troupeau, ce dernier doit être abattu. « On ne détecte la grippe aviaire que lorsque les animaux sont morts ». L’inquiétude est plus grande chez les consommateurs, qui viennent se renseigner, et être rassurés, auprès des responsables de la Ferme du Grand Clos.

A Chauffour-lès-Etréchy, dans l’élevage de poules en plein air pour la production d’œufs d’Edith Pigeon on est serein. « Nous appliquons toutes les précautions qui nous ont été recommandées : interdiction stricte d’entrée dans le bâtiment, barrière de sécurité pour empêcher l’entrée de véhicules sur le site et empêcher les poules de boire l’eau des flaques à l’extérieur », précise Edith Pigeon.

Richard Piriou, éleveur de volailles à Guillerval se veut également rassurant. « Nous sommes dans un état de semi-alerte. Mais il faut rappeler que nous avons déjà des consignes de biosécurité très strictes. Il y a une interdiction d’accès des véhicules sur le site, et s’il y a entrée ou sortie, les pneus doivent être désinfectés à chaque fois, et les heures d’entrée et de sortie indiquées précisément », précise-t-il.

Pour eux, l’inquiétude est ailleurs. « Nous sommes des professionnels et nous savons ce que nous devons faire. Mais aujourd’hui on incite les gens à prendre des poules pour réduire les déchets, et personne ne contrôle cette population là », regrette-t-il.

Toute suspicion d’infection à l’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 doit être déclarée auprès de la DDPP de l’Essonne à l’adresse suivante : [email protected]