Essonne : mobilisation « Ecole morte » aux écoles de Vayres-sur-Essonne

Essonne : mobilisation « Ecole morte » aux écoles de Vayres-sur-Essonne

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Une dizaine de parents de l'association APEEP de Prim'Vayres (Association Amicale des Parents d'Élèves de l'École Publique) se sont mobilisés devant le portail avec des élus municipaux, la conseillère départementale Marie-Claire Chambaret et le député Franck Marlin

Vendredi 10 mai, l’association des parents d’élèves de Vayres-sur-Essonne ont appelé les familles à ne pas déposer leurs enfants à l’école. A 8h30, sur cinquante-sept élèves de primaire et maternelle, six sont présents. 

Au lendemain de la grève des enseignants, le groupe de parents de l’école Prim’Vayres a appelé à une mobilisation « Ecole morte contre la loi Blanquer » ce vendredi 10 mai. Des tracts sont distribués. L’APEEP (Association Amicale des Parents d’Élèves de l’École Publique) de la ville demande aux familles de ne pas déposer les enfants et d’indiquer comme motif d’absence « soutien porté contre la réforme« . La maire de Vayres-sur-Essonne, Jocelyne Boiton a rejoint la grève des parents avec deux élus municipaux : « Il faut gérer la ruralité autrement que dans les grandes villes. Notre priorité est de garder les écoles et nos deux directrices. Il n’y a pas de commerce, c’est vraiment l’école le centre de Vayres. L’école fait vivre le village. »

« Six enfants sont présents dont cinq de maternelle. J’enverrai un mail à l’inspection académique de La Ferté-Alais« , précise l’une des directrices d’école. Lucie Caron, représentante des parents d’élèves, s’interroge sur le regroupement d’établissements scolaires proposé par le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. « Comment le proviseur du collège de la Ferté-Alais va réussir à gérer les conflits sur tout un secteur ? Comment un enfant harcelé sera-t-il écouté ? Il faut garder les directrices d’école qui garantissent une écoute de proximité« . La dizaine de parents présents devant l’école acquiescent. « Si nous sommes venus vivre ici depuis sept ans, c’est pour permettre à mes enfants de savourer le confort des petites écoles« , confie Sandrine Martins, mère de deux enfants en primaire. Elle s’inquiète du futur de l’établissement : « On va finir par ne plus avoir d’école. Respecter la mesure sur l’effectif de 24 élèves maximum par classe de la GS au CE1 est impossible dans les petites écoles. »

Deux classes de trois niveaux en primaire

« Pour l’année 2019-2020, il y aura deux classes de triple niveau : une CP/CE1/CE2 et la seconde CE2/CM1/CM2« , indique la directrice de l’école primaire. « En maternelle, il y aura trente-et-un élèves, la municipalité demande l’ouverture d’une nouvelle classe pour réduire l’effectif« , explique la maire. Le député Franck Marlin et la conseillère départementale Marie-Claire Chambaret étaient présents à la mobilisation. « Nous irons ensemble défendre le projet. Il faut faire pression et continuer à se mobiliser tant que la loi n’est pas votée. C’est un mauvais coup pour la ruralité » déclare le député de l’Essonne.

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