Les écoles essonniennes disent Non à la loi Blanquer

Les écoles essonniennes disent Non à la loi Blanquer

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Les enseignants ont distribué des tracts à la gare RER de Montgeron.

A l’instar du reste de l’Hexagone, les écoles ont été bloquées dans les quatre coins de l’Essonne ce mardi 19 mars. Les enseignants dénoncent la nouvelle réforme de l’Education nationale, qui prévoit notamment la suppression des directeurs des écoles.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a nommé son projet de loi « Pour une école de la confiance ». Mais pour les enseignants essonniens, il s’agit plutôt de l’école de la méfiance… Mardi 19 mars, de nombreuses écoles sont restées fermées dans le cadre d’une grève générale contre la loi Blanquer. Du côté du Val d’Yerres Val de Seine, les enseignants ont distribué de bon matin des tracts aux abords de la gare RER de Montgeron. « Je n’ai pas fait grève depuis 2003… Imaginez un peu la colère des professeurs et des directeurs pour que la mobilisation soit si importante. On est pour réformer l’Education nationale, mais pas de cette manière ni avec ces mesures », confient deux enseignants montgeronnais. En effet, une grande majorité des écoles de l’agglomération ont suivi le mouvement : au point, qu’à Crosne, 100% des établissements scolaires étaient en grève aujourd’hui.

Dans leur ligne de mire, notamment, l’abaissement de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans et le financement des écoles privées, dès la rentrée 2019. Ainsi que le recrutement des enseignants à Bac+2 avec la création d’Instituts nationaux supérieurs du professorat (INSP). « Il faut que les jeunes professeurs soient davantage formés. Dans le lot, certaines personnes talentueuses réussiront à gérer une classe avec peu d’expérience, mais ce n’est pas 100% des cas. »

Mais ce qui inquiète encore davantage les enseignants, c’est la disparition des directeurs des écoles. La loi Blanquer prévoit la création d’établissements des savoirs fondamentaux. De ce fait, les écoles rattachées à un même collège seraient toutes gérées par le principal de celui-ci, qui deviendrait le seul chef d’établissement. Il serait donc également directeur de l’école. De ce fait, les directeurs actuels n’existeraient plus administrativement. « Il y aura peut être des référents pour chaque site, mais rien n’est encore défini. Une chose est sûre, c’est la perte d’un vrai service de proximité. Je suis tous les matins au portail pour accueillir les parents. Ces échanges permettent de régler certains problèmes », évoque un directeur de Montgeron.

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