Les joueurs du Diamant Évry Futsal, Mehdi Gacem (20 ans) et Matisse Henry (22 ans), brillent sous les projecteurs de la Kings League France. Entre exigences du haut niveau et aventure humaine, les deux Essonniens s’imposent comme des éléments clés de Karasu.
La Kings League France poursuit son ascension et attire toujours plus de regards. Dans cette compétition de football à 7 au format spectaculaire, mêlant influenceurs (Kameto, PFut, Maxime Biaggi, Michou…), artistes (SDM, Guy2Bezbar…) et joueurs confirmés (Adil Rami, Aurélien Tchouameni, Jules Koundé, Giannelli Imbula…), deux visages bien connus du futsal essonnien tirent leur épingle du jeu : Mehdi Gacem et Matisse Henry. Tous deux licenciés au Diamant Évry Futsal (Division 2), les deux joueurs disputent pour la deuxième saison consécutive la Kings League France avec les Corbeaux de Karasu. Une équipe présidée par le streamer Kameto, également fondateur de la KCorp, structure esport bien connue et résidente des arènes d’Évry-Courcouronnes.
Et leur entrée en matière cette saison n’est pas passée inaperçue. Dimanche dernier, sur la pelouse synthétique noire et grise de l’Arena de Villepinte (Seine-Saint-Denis), Karasu s’est imposé avec autorité (8-4) face au Panam All Starz, champion en titre. Matisse Henry a éclaboussé la rencontre de son talent avec un quadruplé, lui valant le titre de MVP de la première journée, tandis que Mehdi Gacem a lui aussi participé à la fête en inscrivant un but. Ce dimanche (18h), Karasu tentera d’enchaîner un deuxième succès consécutif face à 360 nations.
Kings League, championnat et Coupe nationale : une cadence infernale !
Au-delà des performances, les deux Essonniens doivent jongler avec un calendrier particulièrement chargé. En parallèle de la Kings League, ils poursuivent leur saison avec le Diamant Évry Futsal, engagé dans une lutte acharnée pour la montée en Division 1 et encore qualifié en Coupe nationale. Un rythme soutenu que Mehdi Gacem (20 ans) connaît bien. « On va essayer de bien se reposer entre le calendrier du Diamant et celui de la Kings League. Ce n’est pas un train de vie qui me fait peur, lance l’ancien pensionnaire du centre de formation de l’Olympique de Marseille et déjà confronté à des cadences élevées. Je m’entraînais deux fois par jour plus les cours. Je suis habitué. » Une discipline qu’il prolonge aujourd’hui avec une hygiène de vie rigoureuse. « Je ne néglige pas les soins. Je mange sainement et je respecte mes heures de sommeil », lance Mehdi Gacem. Mais au-delà de l’aspect sportif, c’est aussi l’aventure humaine qui marque le jeune joueur essonnien : « La Kings League, c’est incroyable. L’an passé, on a atteint la finale France et on a disputé la Coupe du monde des clubs. Ce furent de belles expériences. Forcément dans ces moments, on tisse des liens. »
Comme Mehdi Gacem, Matisse Henry (22 ans) s’inscrit dans la continuité avec Karasu. Courtisé par d’autres formations comme le FC Silmi ou encore le Panam All Starz, il a fait le choix de la fidélité aux Corbeaux. « J’ai eu des contacts, mais j’avais donné ma parole à Karasu, plaide l’Essonnien. Une décision assumée pour celui qui a pleinement adhéré à cet univers. Je ne connaissais pas trop et j’ai bien accroché. » Finaliste malheureux la saison passée de la Kings League France à Turin (Italie) contre le Panam All Starz (3-7), Matisse Henry affiche désormais des ambitions élevées. « On a bien performé l’an dernier, mais cette année, on veut gagner », tranche Matisse Henry, ambitieux pour cette seconde édition.
Jérémy Andrieux