Municipales 2026 : après la campagne, place à l’action

Le président du conseil départemental François Durovray a reçu, le jeudi 26 mars, 5 nouveaux maires du département qui ont gagné des scrutins municipaux difficiles.
Samira Ketfi à Corbeil-Essonnes, Sonia Benameur à Ris-Orangis, Isabelle Perdereau à Arpajon, Gilles Bayart à Etampes et Arnaud Collot à Epinay-sur-Orge ont tous les cinq remportés des scrutins municipaux pour lesquels ils n’étaient pas les favoris au début de la campagne.
« Je tenais à les féliciter pour ces belles victoires et à les recevoir pour un premier échange et leur assurer que le Département sera un partenaire solide pour accompagner leurs projets », insistait le président lors de cette rencontre.

Un rejet massif de l’urbanisation constaté

Chacun de ces maires a la volonté d’entrer en action rapidement dans sa commune. « Nous avons créé de l’espoir et les citoyens ne nous feront pas de cadeaux si nous les décevons », insiste Arnaud Collot. Comme ses collègues, il entend mener des premières actions visibles rapidement. « Il faut que les habitants puissent voir le changement, et nous avons prévu de mettre en œuvre des actions visibles rapidement, sans qu’elles n’aient un fort impact budgétaire », souligne Isabelle Perdereau.
Les nouveaux élus ont cependant conscience que ce nouveau mandat s’annonce compliqué financièrement, alors que l’Etat risque de mettre encore sous pression les collectivités territoriales. « Nous avons présenté un projet concret et réaliste. Nous n’avons pas fait de promesses irréalisables, mais au contraire présenté des projets qui répondent aux besoins du quotidien des habitants », insiste Samira Ketfi.
Des projets réalistes et réalisables, une formule qui est revenu dans la bouche de tous ces nouveaux élus qui ont conscience de la difficulté de la tâche qui est devant eux, mais ont l’envie de faire bouger leur ville. « A Etampes, nous avons un potentiel extraordinaire. C’est une question de moyens financiers, mais aussi une question de volonté, de dynamisme humain. Tout est possible, mais c’est à nous de nous en donner les moyens », estime Gilles Bayart.

« Lors de la campagne, j’ai constaté un rejet fort des nouvelles constructions et de la densification de la ville »


Si chaque ville a ses particularités, des thèmes en commun se dessinent. Parmi ceux-ci un sur lequel le maire a une influence majeure. « Lors de la campagne, j’ai constaté un rejet fort des nouvelles constructions et de la densification de la ville », confie Arnaud Collot. « Un rejet massif », ressenti également par Samira Ketfi à Corbeil-Essonnes.
A Arpajon, où le nouveau quartier des Belles Vues est sorti et continue de sortir de terre, Isabelle Perdereau note le défi de « créer du lien » entre ce nouveau quartier et le centre historique, et entre les différentes populations.
Samira Ketfi a également noté, à Corbeil-Essonnes, des attentes fortes sur les enjeux de santé, sur lesquels elle a été alerté par des professionnels durant la campagne électorale. « Corbeil est en train de devenir un désert médical », s’inquiète-t-elle. Et même s’il ne s’agit pas de compétences propres des communes, « sur l’accès aux soins, ou sur la tranquillité, nous pouvons agir en accompagnant les projets et avec nos partenaires », insiste Gilles Bayart.
Pour ces maires, comme pour tous les autres en Essonne, après le temps de la campagne, c’est le temps de l’action qui commence.

Teddy Vaury
Teddy Vaury
Teddy Vaury est rédacteur en chef du Républicain de l'Essonne. Il travaille au sein de l'hebdomadaire départemental depuis 2006.
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