La délinquance a diminué de 5,77 % dans l’Essonne

La délinquance a diminué de 5,77 % dans l’Essonne

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Les forces de police et de gendarmerie, le tribunal d'Evry et les sapeurs-pompiers aux côtés de la préfète.

Le travail des forces de l’ordre a porté ses fruits. Grâce à « une véritable occupation du terrain », la délinquance de rue a diminué de 5,77 % sur l’ensemble du département de l’Essonne. Des chiffres satisfaisants qui ont été communiqués vendredi 9 février par Josiane Chevalier, préfète de l’Essonne, les représentants des forces de police et de gendarmerie, des sapeurs-pompiers et du tribunal correctionnel d’Evry.

Zone police
Dans ce secteur, la délinquance a baissé de 8,55 % et tous les indicateurs, ou presque, sont en nette diminution. Ainsi, les vols avec violence baissent de 12,5 %, tandis que les vols de voiture diminuent de 13,6 %. Concernant les cambriolages, dont 15 % sont élucidés, ils reculent de 12,5 % par rapport à l’année 2016.
Quant aux stupéfiants, 481 trafiquants et revendeurs ont été interpellés l’an passé et 1 024 faits supplémentaires ont été révélés par les enquêteurs. « Ce qui représente une augmentation de 22 %. Nous travaillons sur la répression du deal de stupéfiants dans les halls d’immeuble et à proximité des établissements scolaires », affirme Jean-François Papineau, directeur de la sécurité publique de l’Essonne.

Le premier indicateur en hausse est celui des violences non-crapuleuses (+9,4 %) qui concernent les agressions sur les personnes dépositaires de l’autorité publique et les violences intrafamiliales. « Grâce à un travail d’écoute des fonctionnaires de police, les langues se délient et ces faits sont de plus en plus dénoncés. Et si les victimes ne déposent pas plainte, c’est le parquet qui poursuit l’affaire », ajoute Jean-François Papineau.
Le second concerne les vols par ruse (+48 %), en dépit des nombreuses actions de sensibilisation effectuées auprès des seniors et des enfants, les deux populations les plus vulnérables.

Gendarmerie
En 2017, les gendarmes ont fortement été mobilisés au printemps avec « deux élections et deux grands rassemblements [le Download festival sur l’ancienne base aérienne 217 et le meeting aérien à la Ferté-Alais, ndlr]. Nous avons donc été obligés de faire appel à nos réservistes, qui ont effectué 14 000 jours réserve en 2017, contre 7 000 l’année précédente », détaille le colonel Jean-Marc Michelet, commandant du groupement de gendarmerie du département. Dans cette zone, les vols de voiture ont diminué de 11,4 % suite à la mise en place d’un groupe d’enquête dédié à la délinquance automobile. La gendarmerie comptabilise 2 500 interventions et 151 000 appels.

 

La police de sécurité du quotidien est officiellement lancée
C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : instaurer une police de sécurité du quotidien. Reconquérir l’ensemble des territoires et combattre le sentiment d’impuissance publique, tels sont les objectifs de cette nouvelle police officialisée le jeudi 8 février par Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur. Au total, trente quartiers prioritaires ont été répertoriés dans l’Hexagone, dont celui des Tarterêts à Corbeil-Essonnes.

En effet, les violences non-crapuleuses, soit les agressions contre des personnes dépositaires de l’autorité publique, ont augmenté de 150 % dans ce quartier, passant de 40 attaques sur les policiers en 2017 contre 16 l’année précédente. Ce sont donc des moyens humains et matériels supplémentaires qui seront déployés sur le territoire. « De nouveaux agents arriveront au commissariat de Corbeil-Essonnes à la rentrée 2018. Mais ce renfort ne se fait pas au détriment de Grigny, puisque 24 fonctionnaires de police sont affectés au commissariat de Juvisy-sur-Orge, ainsi qu’une CRS permanente », a confié Josiane Chevalier, préfète de l’Essonne.
A noter qu’en zone gendarmerie, on comptabilise 47 agressions de gendarmes en 2017 contre 25 en 2016.

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