Depuis juin 2025, Ile de France Mobilité a mis en place des lignes de covoiturage. Le 8 avril, la présidente de la Région est venue les présenter et dresser un premier bilan de leur utilisation
Sous un soleil éclatant, au niveau de l’arrêt Christ de Saclay, Ile de France Mobilité et Valérie Pécresse présentaient un projet singulier, le mercredi 8 avril : des lignes de covoiturage, financées par la Région.
En juin 2025, la première ligne est lancée et relie Cernay-la-Ville et la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, à la frontière entre les Yvelines et Essonne. Très vite, d’autres lignes suivent et relient les deux départements, en traversant le Plateau. Le principe est simple : des arrêts similaires à ceux des bus sont installés. Les usagers, via l’application Covoit IdFM, signalent leur présence sur un arrêt et un conducteur reçoit une notification. Une fois récupéré, le voyageur est déposé à un autre arrêt plus loin sur la ligne. Si une autre application, elle aussi gérée par la Région, permet de covoiturer sur le modèle classique depuis décembre 2025, Covoit IDfM permet aux conducteurs de faire leur trajet quotidien habituel. Valérie Pécresse estime que dans la situation actuelle de hausse des prix du carburant, « c’est un coup de pouce ». Les conducteurs sont indemnisés pour les trajets effectués, jusqu’à 200 euros par mois. Et les passagers bénéficient de deux trajets offerts par jour s’ils possèdent un pass Navigo. Par sécurité, une “garantie départ” est mise en place. Si un usager ne trouve pas de covoitureur, une solution, comme un trajet en taxi, lui sera proposée.
Une économie énergétique
Le territoire du Plateau de Saclay « manque de transports lourds », selon IDF Mobilité. Les usagers peuvent donc relier, par exemple, les Ulis à Saclay, en divisant par deux leur temps de trajet. Cette offre de covoiturage vient donc remplir un besoin avec près de 100 trajets quotidiens effectués en moyenne. Dix-mille personnes sont déjà inscrites sur l’application alors que « le service est encore méconnu », souligne Valérie Pécresse. Pour compléter l’offre, neuf nouveaux axes sont à l’étude. Les collectivités locales sont par ailleurs incluses dans les réflexions autour de ces nouvelles lignes afin de répondre aux besoins locaux. Des lignes pourraient bientôt voir le jour dans le sud du département en reliant Angerville à Evry. Bien-sûr, l’objectif est aussi pragmatique et écologique. Le covoiturage devrait permettre de limiter la circulation et la pollution sur le territoire. D’après IDF mobilité, le service de covoiturage planifié a déjà permis d’économiser 2.2 tonnes de CO2.
Informations sur : https://www.iledefrance-mobilites.fr/services-mobilite-alternative/covoiturage
Ecrit par François Perisse