Face à la violence sur et aux abords des terrains, le District de football de l’Essonne et les bénévoles ont décidé de prendre le problème à bras le corps en lançant un plan d’action baptisé ‘‘Stop rixe football 91’’. Ce minutieux protocole, débuté le week-end dernier, vise à modifier le rapport à l’autre à travers des gestes d’avant et d’après-match.
Dossier préparé par Teddy et Jérémy Andrieux
A lire dans ce dossier :
- Le foot met un rouge à la violence
- Ici, c’est pas de rixe !
- Le protocole anti-rixes a démarré, mais il ne fait pas l’unanimité
Le foot met un rouge à la violence
La violence est partout dans la société et, le football n’échappe pas à la règle. Au District de l’Essonne de football, cependant, on ne baisse pas les bras, et le plan baptisé ‘‘stop rixe football 91’’ vient d’être lancé ce samedi 11 avril.
Devant un parterre de dirigeants et bénévoles de club représentant une trentaine de structures essonniennes et surtout plusieurs milliers de licenciés, Claude Deville Cavelin, président du district de l’Essonne de football a donné le coup d’envoi d’une initiative unique en France, afin d’endiguer la violence qui s’invite de plus en plus dans le football, non seulement sur les terrains, mais également autour des terrains et des stades.
La violence de la société se reflète dans le football
Car soyons clair, ce n’est pas le foot qui est violent, mais le sport le plus populaire de France n’est que le reflet de la société et n’est évidemment pas exempt des travers de celle-ci. Avec 10 000 matchs organisés chaque saison, il ne se passe pas un week-end sans qu’il y ait au moins un incident ici ou là. « En 2025, nous avons eu 1 % d’incident », souligne le président du district. Il y en a eu 106 exactement en 2025. Que la violence soit physique ou verbale, ces incidents sont traités avec la plus grande sévérité par la commission de discipline du district qui entend ne rien laisser passer.
Mais la répression ne peut pas être le seul moyen de réponse. Avec l’aide des organisateurs du tournoi Urban Legacy, du centre de formation Restart’up et de l’association Sport éducation développement, le district veut se doter des outils nécessaires pour éviter que les actes de violence ne se produisent. « Organiser des matchs à huis clos, avec plus de forces de l’ordre autour du stade que de joueurs sur le terrain comme j’ai déjà pu le voir dans le sud-Essonne, ce n’est pas ça le football », insiste le président du district.
Des formations pour les encadrants
Deux formations vont donc être proposées dans le cadre de ce plan d’action. La première, d’une durée de 60h sur 10 jours, sera certifiante. Destinée aux éducateurs sportifs, dirigeants et bénévoles de club, elle doit leur donner les outils pour à la fois prévenir les situations de conflit, intervenir avec une posture apaisante, accompagner les clubs, les éducateurs et les familles, et enfin contribuer à établir un climat serein autour des terrains.
« Il s’agit de reproduire ce qui a été fait à Grigny », l’un des stades les plus sûrs d’Essonne
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