La Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis va accueillir une micro-crèche

La Maison d’arrêt de Fleury-Mérogis va accueillir une micro-crèche

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Mardi 16 octobre, une convention a été signée entre différents partenaires pour créer une micro-crèche de dix places au sein de la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis.

C’est un projet unique en France : créer une micro-crèche dans une maison d’arrêt. Chose faite à Fleury-Mérogis où la prison a signé, mardi 16 octobre, une convention avec la Caisse des allocations familiales (Caf), qui finance 80% du projet soit 104 000 euros, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation, qui investira les 20% restants, le Département de l’Essonne et la ville de Fleury-Mérogis, gestionnaire de la future structure à travers son CCAS. En effet, la commune a assuré le recrutement des quatre professionnelles : trois auxiliaires de puériculture et une éducatrice de jeunes enfants.

L’objectif est de construire une structure destinée à l’accueil des enfants de moins de 18 mois, laissés auprès de leur mère détenue. En effet, l’administration pénitentiaire permet aux femmes de vivre avec leur nourrisson pendant plus d’un an. Après, il doit quitter l’établissement. C’est donc une micro-crèche de dix places qui devrait être fonctionnelle au printemps 2019. La principale volonté est de favoriser l’autonomie et la socialisation des petits. «Il ne faut pas oublier qu’eux-mêmes ne sont pas détenus ! Dans l’intérêt du développement de l’enfant, des activités seront proposées au sein des équipements culturels et ludiques de la commune. Il faut qu’ils rencontrent d’autres enfants et des personnes extérieures. Et, malheureusement, il s’agit aussi de préparer la mère et l’enfant à la séparation », confie Aude Boyer, directrice de la Maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis, qui compte 264 détenues. En effet, dix enfants vivent au sein de l’établissement pénitentiaire, dont six qui partiront avant la fin de la peine de leur mère.

Le second volet est de permettre aux mères de dégager du temps pour leur réinsertion et notamment pour remplir les obligations juridiques qui les incombent. Ainsi, elles devront obligatoirement laisser leur enfant à la micro-crèche pendant trois heures hebdomadaires.

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