Saulx-les-Chartreux : mouvement de grève au collège Picasso

Saulx-les-Chartreux : mouvement de grève au collège Picasso

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Professeurs, parents d'élèves et élus se sont mobilisés devant le collège Pablo-Picasso.

Opération collège mort. Professeurs et parents d’élèves, soutenus par les élus salucéens, se sont réunis devant le collège Pablo-Picasso, jeudi 17 mars, pour un mouvement de grève de grande ampleur. Ils dénoncent un dysfonctionnement au sein de l’établissement et une dotation globale horaire trop faible pour la prochaine rentrée.

Les bus scolaires étaient aussi vides que les couloirs. Jeudi 17 mars, professeurs, personnel de la direction et élèves ont déserté le collège Pablo-Picasso suite à un mouvement de protestation. Inquiets pour l’évolution de l’établissement et de l’avenir des élèves, professeurs et parents d’élèves (PEEP et FCPE) ont conduit une «opération collège mort» avec le soutien des élus. «C’est important de défendre les intérêts des enfants et de rester mobilisés», confie Jean Flégéo, le maire.

Munis de banderoles et de tee-shirt aux messages clairs, parents et professeurs dénoncent le manque de moyens mis en place pour favoriser la scolarité des collégiens, en particulier la dotation globale horaire (volume d’heures dévolu au fonctionnement des enseignements) qui serait insuffisante pour la rentrée 2016. «L’Inspection académique ne prend pas en compte les nombreux programmes immobiliers de Saulx-les-Chartreux et des communes voisines qui seront livrés avant septembre. Or, on le sait, ces logements vont attirer des familles et les premières estimations prévoient une vingtaine d’élèves supplémentaire», expliquent Sabine Puiseux, représentante de la Peep, et Nathalie Petroff-Rousseau, de la FCPE. De plus, l’établissement passerait de 28 à 25 classes, avec une trentaine d’élèves.

Autres problématiques pointées du doigt par les grévistes, les dysfonctionnements internes et le manque d’organisation commune pour appliquer la réforme du collège. «Les projets ne peuvent pas aboutir et nous ne sommes pas prêts pour accueillir les élèves dans de bonnes conditions. Il y a beaucoup trop d’erreurs administratives qui pénalisent notre travail et l’orientation des élèves», regrettent les professeurs.

Une délégation de cinq personnes doit être reçue par l’inspecteur académique lundi 21 mars dans la soirée.

 

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