La Ferté-Alais : La première église gothique est fertoise

La Ferté-Alais : La première église gothique est fertoise

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La Ferté-Alais abrite la première église gothique de style primitif, avant la Basilique de Saint-Denis.

Raymond Signe, chercheur indépendant, a mené depuis plusieurs années une étude sur l’histoire de l’église de La Ferté-Alais.

Un emblème mais aussi un chef-d’œuvre architectural de l’art gothique qui recèle un trésor et qu’il est urgent de restaurer.
Rien ne prédisposait Raymond Signe, si ce n’est sa curiosité et son goût pour l’art, à réaliser ce travail de recherche. « J’ai d’abord cherché quelqu’un pour le faire et comme je n’ai trouvé personne, j’ai décidé de m’y atteler et de le faire moi-même », explique ce chercheur indépendant.
Sa longue investigation a commencé à la suite d’un document qui lui a été adressé par un ami historien de Ballancourt. Ce document lui a permis de faire une étude croisée des écrits de Valentin Chodron De Courcel et de ceux de Gustave Estournet, paléographe.

Un bâtiment aujourd’hui en danger

La première monographie qu’il a réalisée en 2015 et déposée à la SACD fournit tous les détails de cette étude.
Après un travail de longue haleine, une enquête très approfondie mais objective, Raymond Signe offre un scoop sans précédent : l’église Notre-Dame de l’Assomption est la première église gothique de style primitif du monde.
Afin d’argumenter et de prouver ces propos, Raymond Signe a mené seul une méthodologie de la construction de la voûte de cette église. Ses recherches et études approfondies remettent en cause toutes les études qui ont été faites par Viollet Le Duc, y compris celles réalisées par ses successeurs.
Raymond Signe a également fabriqué une maquette d’une travée qui démontre que l’église Notre-Dame de l’Assomption présente une technologie typique de l’art gothique, réalisée pour la première fois à La Ferté-Alais. La voûte monolithique porte en effet sur les colonnes et les contreforts et non pas sur les murs et les arcs sont dépendants des uns des autres ; les Anciens appelaient cela l’art du trait.

 

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