La biodiversité en musique à Juvisy-sur-Orge

La biodiversité en musique à Juvisy-sur-Orge

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Le Parc des Grottes de Juvisy-sur-Orge fût le théâtre d’une performance artistique étonnante, ce vendredi 6 mai. Le spectacle « Des Jardins et des Hommes » a porté un message de respect de la nature et d’amour de la biodiversité. Un thème cher aux yeux de son créateur, Patrick Scheyder.

« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. » On ne peut malheureusement pas dire que cette phrase de Victor Hugo, publiée dans ses carnets au 19ᵉ siècle, ne soit plus d’actualité. Pourtant, le temps d’un après-midi de mai, la nature s’est exprimée, à travers le spectacle « Des Jardins et des Hommes ». Tout d’abord anecdotiquement, par un beau soleil et une température estivale, dont ont profité les nombreux spectateurs réunis au Parc des Grottes de Juvisy-sur-Orge. Mais aussi et surtout par la musique et les voix de l’acteur Michael Lonsdale, du pianiste Patrick Scheyder, du comédien syrien Madyan Matar, et du chanteur kabyle Abdelghani Benhelal. Autant d’artistes qui s’engagent pour l’amour de la biodiversité.

Michael Lonsdale (Crédit photo : Moïse Fournier)

« Aimer la nature, cela passe par la sensibilité »

« L’idée de ce spectacle n’est surtout pas d’être moralisateur ou de se prendre la tête, confie Patrick Scheyder, créateur de la performance. Il s’agit tout simplement de montrer qu’aimer la nature, cela doit aussi passer par la sensibilité, et surtout que la notion de biodiversité n’est pas récente. L’objectif est de mettre cela en perspective. »
Un souci de la nature qui ne date pas d’hier donc, et pour cause. Entrecoupés et accompagnés d’un mélange musical de musique classique, d’improvisations et de compositions originales, les lectures de textes de toutes époques se succèdent. De Léonard de Vinci à Victor Hugo, du chef indien Seattle à George Sand, c’est tout un pan de l’histoire de l’art qui revit sur scène à travers le prisme de la nature.

Patrick Scheyder (Crédit photo : Moïse Fournier)

Sur scène ? Pas vraiment. Car ce qui fait la force et l’originalité de la représentation, c’est bien son décor. «  Il y a une dizaine d’années, quand j’écrivais Des Jardins et des Hommes, j’étais comme tous les pianistes : je jouais en salle, se remémore Patrick Scheyder. Il me semble que c’est à la suite d’une visite des châteaux de la Loire que je me suis dit que jouer en plein air serait une bonne idée. Pour un spectacle comme celui-ci, je trouve que les murs font peur. La décision était prise : pas de scène, pas de podium. Juste des gens sur l’herbe. » Un choix fort, qui semble porter ses fruits.

Un livre écrit à quatre mains

Le numéro terminé, les spectateurs ont profité de l’instant pour se faire dédicacer le livre publié par Patrick Scheyder et Michael Lonsdale, « Jardins d’Orient et d’Occident », troisième collaboration bibliographique entre les deux hommes. Un exercice d’écriture  « important, car ce sont des choses qui restent, et qui doivent être utiles ». L’occasion pour tout le monde d’être enveloppé un petit peu plus longtemps dans un moment hors du temps, mais bien ancré dans la nature.

 

 

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